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MISSION "PATHFINDER"
Le
8 février 44, alors que les futures équipes commençaient leur
entraînement, les toutes premières missions baptisées « Pathfinder »
(éclaireur) se composaient de quatre officiers parachutés en France
occupée. De leurs vrais noms : Jeannette Guyot, Marcel Saubestre,
Georges Lasalle et Pierre Binet.
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Madame
Andrée
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Madame
Jeannette Guyot
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Leur objectif : localiser les futurs terrains de
largages et zones d’atterrissage pour les missions suivantes,
établir des contacts et aménager des caches pour le matériel, etc.
Leur travail méthodique et acharné fut sans conteste une brillante
réussite, puisque dans les six mois qui suivaient, ils trouvèrent et
organisèrent vingt-deux terrains de parachutage qui furent utilisés
- certains deux fois. Ils découvrirent également près de cent «
asiles » pour héberger les agents « Sussex » parachutés.
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Georges
Lassale
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Arrivée à Paris avec Georges Lassale, le radio de
l’équipe, Jeannette décide d’aller chez sa cousine Madame Kiehl,
Faubourg Montmartre, au « Café de l’Electricité » où ils sont très
bien reçus. Au bout de quelques jours, Jeannette sera hébergée chez
une connaissance dont le mari est prisonnier, Madame Andrée
Goubillon. Cette dernière tient un café 8 rue Tournefort à Paris. Ce
café sera d’ailleurs baptisé à la Libération « Café Sussex ». Madame
Goubillon interviewée peu de temps avant sa mort, survenue en
octobre 1988, déclarait à propos de Jeannette :
«Je savais quel genre de travail elle était venue
faire, et quand elle m’a posée la question : si j’étais prête à
l’aider, j’ai répondu oui sans la moindre hésitation. Bien que le
café fut situé à côté d’un bureau de la Gestapo, je savais ce que je
voulais faire, je n’avais pas peur. » (1)
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Le café
Sussex repeint après
la guerre
par les anglais
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Plaque
visible rue Tournefort, ancien café Sussex
rebaptisé
actuellement 'La Table Corse'
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C’est ainsi que commença le travail dangereux et
difficile qui consistait à héberger et cacher certaines équipes
Sussex. Madame Goubillon se souvient que pour se présenter, les
agents qui entraient la première fois dans son café devaient dire :
« Bonjour ma tante, comment va mon oncle ? » Ils montraient en même
temps la photo d’un bébé, connu sous le nom de Mic-Mic, en fait le
dernier fils du colonel Rémy.
(1)

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