Biographie

Joseph Michel JOURDEN

Joseph Michel JOURDEN

Joseph Michel JOURDEN

(1911 – 1944) — Officier marinier (Marine) • Sous-lieutenant dans la Résistance (BCRA).

« La girafe a la laryngite » — phrase codée de Radio Londres liée à la mission « Girafe ».

Parcours

Né le 29 mars 1911 au Conquet (Finistère). Fils de Joseph Jourden et de Marie Yvonne Lannuzel, fermiers à Kéronvel, Joseph Michel Jourden est marin de l’État à Brest en 1940.

Quartier-maître transfiliste, il est fait prisonnier par les Allemands à la Préfecture maritime de Brest alors qu’il détruit ses appareils radio (fracture de la mâchoire). Emprisonné en Allemagne au stalag IV F à Hartmannsdorf (près de Dresde), il est employé aux travaux agricoles.

Libéré en 1941, il réintègre la Marine à Toulon et est affecté sur le Condorcet. Une permission lui permet de regagner Le Conquet le 7 août 1942. À la fin de son congé, il ne regagne pas Toulon mais l’Amirauté d’Alger. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942), il décide de rejoindre la France Libre et parvient à gagner l’Angleterre.

À Londres, il suit un entraînement intensif à l’École de Praewood House (Saint Albans) afin de mener des missions de renseignement sur le sol français.

Plan Sussex / Plan Proust — Mission « Girafe »

Engagé dans le cadre du Plan Sussex sous le nom de Jean-Marie Stur, il est ensuite intégré au groupe « Proust » (mission « Girafe »).

Il est débarqué clandestinement par vedette (MTB) avec J.-M. Robleu (Robert Reitzer) dans la région de Morlaix, près de la pointe de Beg an Fry, le 25 juin 1944, afin de transmettre à Londres des informations recueillies sur les forces, positions et équipements des troupes allemandes susceptibles de s’opposer aux forces alliées débarquées en Normandie le 6 juin.

Il échappe aux gonios allemandes jusqu’au 9 août 1944. D’après les récits rapportés, une colonne allemande entre dans Plouigneau et plusieurs patriotes sont arrêtés et fusillés. Les versions officielles française et américaine mentionnent qu’il est capturé, torturé durant plusieurs heures, refuse de parler malgré les souffrances et est finalement exécuté.

Après la mort

Le jour même du drame, Robert Reitzer informe la famille de sa mort. Le corps est transporté chez sa sœur à Morlaix. Un détachement de soldats américains et de FFI accompagne le convoi funèbre jusqu’au cimetière où des honneurs militaires lui sont rendus.

Une plaque commémorative est visible près du monument aux morts de Plouigneau. La rue principale du Conquet porte son nom (décision du conseil municipal du 6 juin 1945).

Son corps repose d’abord au cimetière de Saint-Martin-des-Champs, puis au Conquet. Mention « Mort pour la France » (État-civil du Conquet).

Décorations / Distinctions

  • Chevalier de la Légion d’Honneur (à titre posthume)
  • Croix de Guerre 39/45 avec palme
  • Médaille de la Résistance
  • Distinguished Service Cross (USA, à titre posthume)

Documents / Images

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Attestation d'appartenance aux Forces Françaises Combattantes

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Distinguished Service Cross (US) — Joseph Jourden

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Sources

Biographie réalisée avec l’aide de M. Roger Coguiec, petit-neveu de Joseph Jourden.

Liens